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L’Indigène aux semelles de vent

L’Indigène aux semelles de vent

Auteur·rice :

8,00 

Pierre Vidal-Naquet
15 x 21
2-908 527-86-3
Date de parution :
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Description

Tu étais plus candide que la poésie/qui tremblait sur tes lèvres. Telle pourrait être imaginée l’esquisse de cet Indigène qu’ici, dans ces pages, une fille, petite et grandissant à l’écrit et à la vie, nous dessine. Elle nous avertit : « Toi, Mohamed Belhalfaoui, mon père, fus cette lumière qui continue d’éclairer ma lanterne d’Algérienne non musulmane, née Française en terre colonisée, en exil partout à tout jamais et en quête éperdue de ses racines les plus profondes… » Mais aussi elle nous chante la pudeur et le désespoir de Nina, sa mère, dans un pays de transit qui ne sera jamais sien. Elle parle de sa naissante Terre et de la tragédie de cette douleur coloniale qui restera de son Algérie.Comme une allégorie flamboyante elle nous signifie ce père. Et à ce père conteur, rebelle et voyageur, elle caresse, sur son éternelle blessure d’exilé du verbe, ce baume emprunté à ces vers : Nuits coloniales nuits des étrangers nuits exilées je parle de vous biffées par le mépris (…) Aïcha nous parle aussi des mendiants de la nuit, des affamés du savoir, des cendres de mémoire et narre, sous l’œil gourmand du mois de mai, la longue bohème d’un homme amoureux de la Langue et goûteur de la liberté, et ajoute : « Ceux dont on faisait hier des parias dans leur propre pays ne sont-ils pas — oh, ironie suprême ! — les mêmes que ceux qui me nient aujourd’hui, moi, fille de l’Oranie, le droit de proclamer une algérianité universelle… » Pierre Vidal-Naquet dans sa préface écrit : « Le titre du livre a été bien choisi. Nina Hayat y fait le portrait de son père, un “indigène”, et même, officiellement un “Indigène algérien musulman non naturalisé français” (IAMNNF), mais “aux semelles de vent” ce qui est une référence à Arthur Rimbaud. C’est là dire qu’il parlait et écrivait la langue de Voltaire… »Nina Hayat nous offre pour son troisième ouvrage ce signe de Vie et nous inscrit l’espoir pour cette Algérie à vaincre.

Journaliste d’origine algérienne, elle a passé son enfance entre Paris et Berlin avant de découvrir son pays, l’Algérie, en 1963. Porteuse d’une double culture, elle a longtemps été tiraillée entre l’Algérie et la France, ses deux patries, et a finalement choisi la France. Outre sa première passion, l’écriture, elle réalise des vitraux. « Le livre et le vitrail ont un point commun : ils diffusent la lumière. ».

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