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Les Tsiganes et la Seconde Guerre mondiale

Les Tsiganes et la Seconde Guerre mondiale

Regards sur le Finistère
Auteur·rice :

18,00 

À PARAÎTRE

18,00 

Christian Bougeard
nombreuses illustrations
nombreuses photographies
14x22
979-10-96930-17-3
Date de parution :

Les Bohémiens, Gitans, Roms, Sintis, Manouches… circulaient librement en Europe, aimés des rois et des populations. Ils étaient attendus à la cour, dans les villes, dans les villages. Ils apportaient le rêve, la musique, la danse, la magie… La fête s’installait pour quelques jours, ils intriguaient autant qu’ils fascinaient. Leur mode de vie nomade, différent, libre, entraînait parfois des craintes chez les riverains, ils jouissaient malgré tout d’une vision tolérante. Au fil du temps, ces individus incontrôlables, étaient-ils devenus dérangeants, suspects ? Étaient-ils considérés comme des espions ou des voleurs ? Voulait-on éliminer leur mode de vie nomade? Peu à peu, ils vont ressentir une forme de discrimination… Dès la fin du XIXe siècle, ils vont être stigmatisés comme Nomades, faire l’objet d’expulsions. Au XXe siècle l’État français va les contrôler en mettant en place un système de fichage.

Ils deviennent indésirables. Ils vont se sentir persécutés, rejetés, stigmatisés, on parlera de « race abjecte ». Ils vont avoir le sentiment d’être victimes de racisme.
En 1940, les Nomades « Tsiganes » vont être internés sur le territoire français dans des « camps d’internement pour Nomades ». Après leur libération, en juin 1946, ils vont retrouver la liberté tout en conservant le régime nomade Cet abandon ne signifiera pas le retour au droit commun des Français dits « gens du voyage », car une volonté politique d’éradication de leur mode de vie nomade les poursuivra longtemps.

Maryvonne Moal, née le 1e mai 1948 à Paris 14e, ingénieur-conseil à la retraite. Pendant la Seconde Guerre mondiale une partie de sa famille a été massacrée, son père survit à l’enfer concentrationnaire nazi. Les droits humains et le bien-être de l’espèce humaine sont au cœur de ses combats. Membre depuis sa création de l’Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation elle est Présidente depuis 2014 de la délégation du Finistère. Elle travaille avec les enseignants du département du Finistère à la préparation du Concours National de la Résistance et de la Déportation. Elle intervient dans les établissements scolaires, à la demande des enseignants pour raconter aux élèves des parcours de résistants et de déportés. Elle est membre du jury de ce concours. À la demande des collectivités locales, associations historiques ou culturelles, elle organise et anime des conférences et des forums sur l’histoire de la Résistance et de la Déportation. Membre de l’Amicale nationale des Déportés et familles de disparus de Natzweiler-Struthof et de ses kommandos, Membre de l’association des descendants des médaillés de la Résistance française.

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