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Gazage de concentrationnaires au château de Harteim

Gazage de concentrationnaires au château de Harteim

L'«action 14F13» 1941-1945 en Autriche annexée nouvelle recherche sur la comptabilité de la mort
Auteur·rice :

Ouvrage relié, couverture dure, nombreuses illustrations, intérieur en quadri.

30,00 

Yves Ternon
nombreux documents inédits
22 x 27
2-915293-61-9
Date de parution :
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Description

Dans cet ouvrage que nous avons voulu nommer, sans concession de style ou d’esthétique, Gazage de concentrationnaires au château de Hartheim, l’auteur informe les lecteurs, avec précision et pertinence, des pratiques dans ce château de Haute Autriche mis au service du camp de Mauthausen. Des malades sont soignés à l’institution caritative de Hartheim depuis 1898 par des sœurs de l’ordre religieux de Saint Vincent de Paul. Dans les premiers jours d’octobre 1939, Hitler décide de mettre en pratique l’« euthanasie » nationale-socialiste sur des patients dits incurables, pour « leur donner une mort miséricordieuse », opération baptisée Aktion T4. Les nazis ont construit au château de Hartheim une chambre à gaz et un four crématoire. Dès le printemps 1940, des « soignants » en blouse blanche, divers bystanders, un « brûleur », un photographe et du personnel administratif pratiquent leurs basses besognes au château de Hartheim, sous les ordres des membres de la SS, le Dr Georg Renno (jugé inapte à comparaître par un tribunal allemand en 1970 et laissé en liberté après-guerre) et son supérieur, le Dr Rudolf Lonauer (qui s’est suicidé le 5 mai 1945). Quand cessent officiellement ces assassinats, à partir de l’été 1941, ce sont les camps de concentration de Mauthausen, Gusen puis Dachau qui approvisionnent en vie humaine les terribles installations secrètes du château ; ce sera l’Aktion 14F13. Les criminels nazis formés en ce lieu sont ensuite, pour la plupart, affectés aux camps d’extermination, pour la mise en place de la « solution finale » au cours de l’Aktion Reinhard.

Les concentrationnaires sélectionnés pour aller en « camp de convalescence » ou au « sanatorium » — vocables désignant la chambre à gaz — étaient acheminés par des autocars à l’effigie de la Reichspost. Espagnols, Polonais, Français, Italiens, Allemands du Reich, Hongrois, Juifs, droits communs, déserteurs,  homosexuels, « asociaux » ou Tsiganes, les victimes venaient de divers camps de concentration, ou étaient des prisonniers de guerre soviétiques. Des listes existent et vous les consulterez dans ce livre incroyable de vérité, de sérieux, de recherche et porteur de cette histoire. L’auteur nous dévoile ces listes et leur méthodologie de dissimulation planifiée. Il donne la mesure de l’abjection humaine qui fait froid dans le dos. Dans son analyse minutieuse de « 14F13 », l’auteur met au jour, jusque dans les écritures comptables, l’action machiavélique des autorités nazies et de leurs suppôts, non seulement pour exterminer des hommes, mais pour maquiller ces exécutions collectives. Environ 30 000 personnes furent exterminées au château de Hartheim entre 1940 et 1944, dont 8 000 concentrationnaires.

En 1999 pour transformer le château d’Hartheim en mémorial, on a exhumé des cendres contenant de restes humains. Et on a retrouvé des plaques matricules, en fer blanc, des camps de Mauthausen et de Gusen, parmi lesquelles un certain nombre correspond aux listes des transports pour le prétendu « sanatorium de Dachau ». Quelle que soit la méthode choisie, toute tentative scientifique visant à mettre en lumière ne fût-ce qu’une parcelle de cette réalité historique est une victoire de l’esprit sur l’extermination, au service de la vérité.

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