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Anatomie d’une rafle

Anatomie d’une rafle

9 février 1943 Rue Sainte-Catherine
Auteur·rice :

23,00 

23,00 

Serge Klarsfeld
121 Photos Illustrations et documents d’époque inédits
121 Photos Illustrations et documents d’époque inédits
16x24
979-10-96930-21-0
Date de parution :

En entrant dans l’année 1943, ce qui change, dans la zone sud, c’est la confrontation directe des Juifs à la Gestapo. Le mardi 9 février 1943, jour de consultation médicale pour les réfugiés et les immigrés et jour de distribution d’aides, Klaus Barbie orchestra, en fin de matinée, la rafle des bureaux de l’UGIF, 12, rue Sainte-Catherine à Lyon. La descente allemande, rapide et violente, laissa place à une « souricière » qui dura jusqu’au soir et qui fut la plus importante rafle de Juifs par la Gestapo à Lyon. Le chef de la Gestapo présenta la rafle, dans les rapports qu’il adressa à ses supérieurs en février 1943, comme une mesure sécuritaire de répression contre la Résistance juive. Pourtant, la plupart des personnes raflées ce jour-là n’étaient pas des résistants. Anatomie d’une rafle est une analyse détaillée et approfondie des éléments constitutifs et des mécanismes impliqués dans cette opération de rafle. Cet ouvrage vise à décomposer et à examiner les différentes composantes et étapes d’une telle opération pour mieux comprendre comment fut planifiée, exécutée et vécue, ce qui sera retenu comme un des chefs d’inculpation de crime contre l’humanité contre Klaus Barbie en 1987. Cet ouvrage est attendu car ce n’est pas un livre de plus sur la tragédie vécue par les Juifs pendant la guerre. Il est attendu car nous sommes dans l’année des 80 ans de la rafle. Cette rafle est revenue dans la mémoire collective nationale et locale comme l’un des trois chefs d’accusation de crime contre l’humanité intenté contre Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon de 1942 à 1944. Or, la rafle de la rue Sainte-Catherine fut la plus importante réalisée à Lyon par la Gestapo, trois mois à peine après son installation dans la cité des Gaules. 80 ans plus tard, les archives ont encore des révélations à faire sur cette rafle. On n’en finit pas de découvrir ce qui s’est passé, les parcours des « raflés », leur identité, leur nombre etc. Lire sur la rafle permet de se plonger dans un moment spécifique de l’histoire et d’en comprendre les circonstances, les causes et les conséquences. Cela élargit notre perspective sur les événements passés et nous aide à mieux saisir le contexte dans lequel ils se sont déroulés. Ce livre peut intéresser tout public. C’est une histoire axée avant tout sur des familles, sur des individus. L’auteure a su restituer avec humanité, au plus près des individus, des histoires de vie. À travers ces pages chacun pourra y trouver les parcours des victimes de Klaus Barbie. Les Lyonnais, les amoureux de Lyon et les curieux ou intéressés pourront découvrir dans ce livre ce qui a fait la spécificité de la ville pendant la guerre.

Sylvie Altar est une historienne spécialiste de la vie des Juifs en France avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Ses écrits sur la Shoah et la résistance juive font référence. Enseignante, chercheuse et docteure en histoire contemporaine elle est membre associée du LARHRA-UMR 5190, Université Lyon 2 et 3. Elle consacre ses travaux à l’histoire des Juifs au XXe siècle, plus spécifiquement dans la région de Lyon, elle a publié aux Éditions Tirésias-Michel Reynaud trois magnifiques ouvrages qui forment une trilogie : Être juif À Lyon et alentours 1940-1944, Le spectre de la terreur ces Français auxiliaires de la Gestapo, La résistance oubliée des Juifs en France. Sans oublier Edmond Fleg en héritage Être juif avant Dreyfus et après la Shoah.

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