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Dossier pédagogique préparatoire au oncours national de la Résistance et de la Déportation 2014-2015

Fondation pour la Mémoire de la Déportation

La Libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'Univers Concentrationnaire

| septembre 2014 | 21x29,7 | 32 pages | 5 €
ISBN : 2-915293-86-4 


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Aller-Retour
Une réactualisation des figures mythiques chez Alfred Döblin, Jorge Semprún et Vercors
Eva Raynal

Hélène Bruller

Alfred Döblin (1878-1957), médecin allemand antinazi d'origine juive. Jorge Semprún (1923‑2011), jeune résistant espagnol et communiste. Vercors (1902-1991), écrivain et éditeur résistant français. Trois existences bien différentes et dont les chemins ne se sont jamais croisés, mais qui ont en commun le fait d’avoir traversé la Seconde Guerre mondiale par l'exil, la clandestinité ou l'expérience concentrationnaire. Chacun a contribué à la lutte contre le nazisme mais en a également payé le prix. Ainsi, les évènements historiques nous donnent à lire ici un exilé, un déporté, et un résistant devenu par la force des choses porte-parole des revenants des camps. Ces récits — dont certains sont étudiés et comparés pour la première fois — montrent qu’ils ont beau être divers dans leur conception, leur scénario, leur narration et leur style, ils n’en demeurent pas moins marqués par un même traumatisme du déplacement, aussi bien dans leurs allers que dans leurs tentatives de retour. Il s’agit en effet non seulement de surmonter le premier voyage, mais de survivre au deuxième. Comment retranscrire l'aller et accomplir son retour ? Au sein de la marche de l’Histoire, qu’en est-il des individus particuliers ? Chacun à leur manière, Döblin, Semprún, Vercors et leurs œuvres incarnent des situations à la fois personnelles et universelles. Il s’en dégage une extraordinaire volonté de survie, et une formidable capacité d’analyse de soi et de son environnement. Remise en cause des valeurs traditionnelles, quête identitaire, questionnement anthropologique, subversion du discours et des mythes : telles sont les pistes explorées dans ces textes fondamentaux de la littérature européenne et dont les enjeux demeurent d’une troublante actualité. 

Eva Raynal Eva Raynal est née en 1992. Originaire d’Occitanie, elle est docteure en littérature comparée à l’Université d’Aix- Marseille, enseignante en lettres à l’Institut national Universitaire Champollion d’Albi et membre du collectif jeunes chercheurs Migrations et Altérités (MigAlt). Ses recherches portent principalement sur les déplacements traumatiques au sein de la littérature européenne au sortir de 1945.

Hélène Bruller : Je suis née en 1968 à Paris. Diplômée des Arts Décoratifs de Paris, j’ai été directrice artistique d’Hachette Jeunesse, puis j’ai publié mon premier album de bande-dessinée Les autres filles, et à sa suite Je veux le prince charmant, puis beaucoup d’autres jusqu’au plus récent J’veux pas vieillir. Je suis également autrice de guides pour enfants. J’ai écrit le Guide du Zizi Sexuel illustré par Zep, auteur de Titeuf et père de mes enfants, Le Guide du Supermoi, illustré par Charles Berberian. Je suis également créatrice de séries télé pour la jeunesse : Les Minijusticiers (TF1), Toc Toc (France TV). En ce moment j’écris le scénario de mon premier long métrage et ma prochaine bande-dessinée à paraître est une adaptation des Animaux Dénaturés, un de mes livres préférés de mon grand-père, avec au dessin le génial Joseph Falzon, édité par Albin Michel BD.

                

| Octobre 2021 | 14x22 | 324 pages pages | 20 €
ISBN : 979-10-96930-06-7 


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Être Juif
À Lyon et ses alentours 1940-1944
Sylvie Altar

Serge Klarsfeld et Laurent Douzou Postface Haïm Korsia Grand Rabbin de France

 

Je pensais avoir fait le tour sur la réalité de la « question juive » en France  pendant les années de notre déshonneur ; mais je dois l’avouer avec humilité et même honte que l’ouvrage Être Juif… m’apporte un flagrant et frappant démenti. Sylvie Altar met à nue la réalité de notre mémoire trop souvent tue. Si nous pensions et affirmions que le grand public avait une connaissance peu pertinente et relative sur la persécution juive en ces années 40-44, avec la parution de Être Juif… cela ne peut plus être vrai. Cet œuvre devient incontournable sur la connaissance des mécanismes de la Shoah. Comme l’écrit Serge Klarsfeld : On est en présence d’une grande fresque […]. Et poursuit dans sa préface : C’est un récit passionnant […] une histoire qui se lit comme un roman. Si les faits se déroulent dans la « Capitale de la Résistance » et ses alentours, l’esprit dans sa réalité historique générale est de tout notre territoire, de cette science incomparable des faits, de cette horreur mis à crue, de toutes ces choses qui font œuvre d’histoire. Nous avons, grâce à l’auteure, au travers du microcosme lyonnais, un lieu, un laboratoire où tout chercheur ou tout un chacun de nous peut apprendre, comprendre, reconstituer, analyser le vécu de celui désigné « Juif », et s’imprégner de l’ambiance, saisir les comportements des victimes et des bourreaux. Comme le constate Laurent Douzou : Cet ouvrage est à marquer d’une pierre blanche […]. Dans ces pages est inscrite l’histoire de ces femmes, de ces vieillards, de ces enfants, de ces hommes qui étaient dénoncés et recherchés pour « Être Juif ». Ces persécutés, — pour nombres futurs assassinés —, par leurs parcours personnalisés, leur résistance, leur diversité sociale ou religieuse, ici leur est donné enfin une humanité, sinon une vie d’humains, des êtres simplement et terriblement restés debout. Car même menacés, traqués, bafoués, outragés, méprisés…, les Juifs tenteront de garder le contrôle de leur vie, de leur résistance, de leur désobéissance à un État scélérat, et sauvegarder une dignité face à l’imposture. Dans sa postface le Grand Rabbin de France Haïm Korsia avisera : Ce livre s’appuie sur un matériau humain, une densité des émotions, des sentiments et des valeurs qui ne laissent pas indifférent […]. Dans ma volonté de vous faire partager cette découverte, je reprendrai à mon compte ces mots de Serge Klarsfeld : Ce livre est irremplaçable […]. Michel Reynaud

Sylvie Altar est née en 1965, est docteure en Histoire contemporaine, membre associé du LARHRA-université Lyon 2 et du réseau Memorha. Ses travaux de recherche et ses publications s’intéressent à la micro-histoire de la persécution des Juifs et à la répression allemande dans la région lyonnaise et plus largement en France. Capétienne d’Histoire-Géographie, elle enseigne également dans le secondaire et a publié plusieurs ouvrages.

| octobre 2019 | 16x24 | 432 pages | 30 €
ISBN : 979-10-96930-02-9 


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Des Tsiganes vers Auschwitz
Le convoi Z du 15 janvier 1944
Monique Heddebaut

Henriette Asseo

À l’automne 43 plus de 350 Tsiganes, hommes, femmes, enfants, sont arrêtés dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Ils forment un unique convoi, appelé « Convoi Z » à destination d’Auschwitz. Après la déportation des Juifs, Himmler a décidé en mars 1943 leur transfert dans le camp des familles à Auschwitz- Birkenau. Voyage sans retour pour plus de 90% d’entre eux. Pour la première fois, l’histoire de ce cas spécifique de déportation fait l’objet d’une étude approfondie et globale. Cet ouvrage apporte des précisions rares et essentielles sur le sort des Tsiganes et leur histoire tragique. Ils se sont retrouvés pris au piège des politiques nationales et de l’idéologie nazie en Europe, car vivant sous un régime d’exception avant même que les nazis ne les déportent et ne les exterminent. Ce travail aux abondantes références bibliographiques est étayé par des sources nouvelles ou inexploitées, par des documents et pièces d’archives allemandes, belges et françaises. Il s’appuie sur nombre de témoins directs et, surtout sur deux survivants du camp d’extermination, récemment retrouvés et qui n’intéressaient absolument personne. Antoine et Joséphine Lagrené, adolescents en 1943, racontent leur vie dans l’univers concentrationnaire, lors de plusieurs entretiens, éminemment émouvants avec l’auteure. Leurs récits inédits apportent des éléments indispensables pour comprendre comment les Tsiganes furent stérilisés dans le Block 10 de Josef Mengele, exterminés à Auschwitz, assassinés à Buchenwald, Ravensbrück et leurs Kommandos.

Monique Heddebaut, née en 1955 à Flines-lez-Râches (Nord), fut adjointe au maire de cette commune et présidente de la Société Historique du Pays de Pévèle, membre de la commission historique du Nord, directrice de publications... Collabore avec le musée de Malines pour la question tsigane. Participante à des colloques nationaux et internationaux sur les déportations raciales...

 


| octobre 2018 | 16x24 | 352 pages | 27 €
ISBN : 978-2-915293-98-2 


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La Moto d'Éros

Alcazar Céline

« Éros sort. Après cinq jours sous la couette, le voilà dehors, arpentant le quartier de l’hôpital Saint-Louis comme à l’ordinaire… » Comme si l’ordinaire était notre folie partagée à lire cette suite inimitable, à pénétrer ce montage en éclat où La Moto d’Éros trouve sa voie entre les pans de mémoire en désordre de l’Odyssée républicaine et cette mort sans sépulture qui engendre une ronde d’âmes errantes, une colline, un olivier, jusqu’à la rive d’une autre mer, cet océan où l’on s’exile. À suivre cette fuite au grand galop, fuite grecque à Moto, désir-fuite, désir de lumière contre la mort absurde de Niels, jeunesse fauchée, interrompue, empêchée, anéantie. Dans cette romance, où la fin n’est plus nichée dans une sépulture mais dans un écrin de filiation et d’utopie à faire vie, une photographie retrouvée éclairera la genèse de cette quête adolescente. Graal insaisissable, des quais de la Seine aux planches d’un théâtre, du chant populaire des mineurs asturiens aux yeux écarquillés d’un grand-père aphasique, jusqu’à ce rêve étrange où un chat nommé Gat délivre le secret du nombre.         
Le lecteur de retour dans la douceur de son antre, suite à une promenade, à une course, à une quelconque farce fugitive s’engagera sur les sentiers de cette histoire délaissée et qui nous blesse pourtant à la seule évocation du mot Retirada. Céline Alcazar redonne, quand nous lisons la parole des Oubliés, le fil à l’essentiel et un puits inépuisable à la connaissance.    
À lire La Moto d’Éros sans plus tarder pour apaiser notre attente en cette écriture promise qui naît pour aiguiser avec elle notre désir d’imaginaire. Vassilis Alexakis dira à l’auteure « Éros c’est énorme ».
Céline Alcazar est née à Bordeaux, le 19 mai 1972. Elle étudie le cinéma à Paris I Sorbonne et fréquente assidûment l'Atelier de scénario de Pierre Jenn l'année 1992. Son documentaire, Petite rue de Saintonge, réalisé en 1996, portrait croisé de deux républicains espagnols, sera notamment présenté à la base sous-marine de Bordeaux le 8 juin 2011 dans le cadre de l’exposition consacrée au photographe Agustí Centelles, Hommage aux Républicains espagnols.

| octobre 2017 | 14x22 | 176 pages | 18 €
ISBN : 978-2-915293-94-4 


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La résistance oubliée des Juifs en France

Sylvie Altar

Annette Wieviorka

 

Cet ouvrage est le dernier d’une trilogie. Ce n’est pas un livre de plus sur la tragédie vécue par les Juifs pourtant victimes d’une guerre totale car les Juifs étaient condamnés à être annihilés. En France, après une phase d’incompréhension, de choc et de désillusion qui a brouillé au début les clés de lecture de ce qui leur arrivait, les Juifs ont organisé de nouveaux modes de vie. Ils sont passés de l’adaptation à la transgression, refusant de s’incliner devant le sort qui leur était réservé. L’auteure montre comment ils ont mis en œuvre leur propre sauvetage et propose une analyse des réactions des Juifs comme « objecteurs de vie ». Dans le contexte de contrainte, les attitudes sont passées en revue d’abord dans la légalité, puis dans l’illégalité. Ce livre expose des formes de résistance oubliées, car ils ont élaboré des stratégies d’évitement, de contournement, puis de transgression — par la ruse, l’entregent, le rapport de force, bref toute la gamme des moyens possibles parfois inattendus. Si tout semble avoir été traité sur le sujet des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, sous-entendu mécanisme de la Shoah, responsabilité de Vichy, poids de l’opinion publique…, cet ouvrage apporte des connaissances nouvelles. Il passe en revue les lieux, les moments, les organisations, les institutions, les hommes et les femmes qui ont été les protagonistes de la résistance à Lyon et dans ses environs. Toutes les formes de résistances, résistance civile, spirituelle et intellectuelle, armée…, ici sont racontées. Comme l’écrit Annette Wieciorka dans sa préface : « Pour Sylvie Altar, la survie est d'abord le fruit des stratégies imaginées par les Juifs eux-mêmes, mettant leur intelligence des situations et leur volonté de vivre en « s'accommodant » à la « persécution », la contournant, s'y soustrayant en conservant leur intégrité. […] Un ouvrage novateur, qui donne chair à l'histoire.

 

Sylvie Altar, est née en 1965, est docteure en Histoire contemporaine, membre associée du LARHRA-université Lyon 2 et du réseau Memorha. Sa thèse soutenue en 2016 portait sur « Les Juifs à Lyon de l’avant-guerre à la Libération ». Ses travaux de recherche et ses publications s’intéressent à la microhistoire de la persécution des Juifs et à la répression allemande dans la région lyonnaise et plus largement en France. Capétienne d’Histoire-Géographie, elle enseigne également dans le secondaire. A publié aux Éditions Tirésias-Michel Reynaud Être Juif À Lyon et ses alentours 1940-1944 Sylvie Altar Préfaces Serge Klarsfeld et Laurent Douzou Postface Haïm Korsia Grand Rabbin de France. Le Spectre de la Terreur Ces Français auxiliaires de la Gestapo Sylvie Altar - Régis Le Mer Préface Michel Noir suivi de Regard sur le Mal Jacques Pellet.        

Annette Wieviorka est une historienne française, spécialiste de la Shoah et de l’histoire des Juifs aux XXe siècle. Directrice de recherche honoraire au CNRS, vice-présidente du Conseil supérieur des Archives.

| novembre 2021 | 16x24 | 256 environ pages | 22 €
ISBN : 979-10-96930-029  


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Les homosexuel.le.s en France : du bûcher aux camps de la mort
Histoire et mémoire d’une répression
Arnaud Boulligny

Serge Wolikow

Apparue en France dans les années 1970, la question de la déportation d’homosexuels n’a trop longtemps été portée que par les militants eux-mêmes. Paradoxalement, sa reconnaissance officielle au début des années 2000 ne repose sur aucune étude sérieuse, si bien qu’elle continue souvent d’alimenter les polémiques. Depuis une dizaine d’années, le sujet s’est progressivement imposé comme un véritable objet scientifique. Les recherches dont les résultats sont exposés ici révèlent la grande variété des mesures répressives prises en France occupée, en Alsace Moselle, mais aussi sur le territoire du Reich à l’encontre de Français dont les pratiques sexuelles, réelles ou supposées, étaient considérées comme « contre-nature », celles-ci ne conduisant pas forcément à une déportation à proprement parler.

Pour bien comprendre la complexité du cas français, il est fondamental de retracer l’évolution du regard porté sur l’homosexualité et les homosexuels depuis la fin de l’Ancien Régime, tant en France que chez ses proches voisins, notamment l’Allemagne. Le contexte législatif, en particulier, est là d’autant plus important que les dispositions répressives ne cessent pas à Libération et influencent la construction d’une mémoire de la déportation homosexuelle. Dans le contexte de lutte pour les droits des personnes LGBT, les militants ont choisi d’inscrire cette mémoire dans une logique victimaire. Quelles furent les étapes qui ont marqué ce long processus mémoriel ? Quels en furent les personnages marquants ? Quelle place cette mémoire occupe-t-elle aujourd’hui chez les militants homosexuels ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage entend aussi apporter des réponses.

 

Arnaud Boulligny est né en 1974 à Coutances (50). Chercheur à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation depuis 1999, il a participé au Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression (Éditions Tirésias–Michel Reynaud, 2004). Depuis 2005, il dirige l’équipe de recherche installée au Service Historique de la Défense à Caen (Calvados). Il a participé à plusieurs projets collectifs.

| novembre 2018 | 16x24 | 224 pages | 22 €
ISBN : 978-2-915293-99-9 


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Crimes hitlériens
Une exposition-deuil au sortir de la guerre
GRUAT Cédric

À l’été 1945, la foule se presse pour visiter au Grand Palais l’exposition organisée à grand renfort de publicité par le gouvernement du général de Gaulle : « Crimes hitlériens ». Première du genre, cette exposition à base de photographies et d’objets ramenés de divers lieux de massacres exhibe dans toute leur crudité les preuves des atrocités nazies commises en France et en Europe : pillages, destructions, exécutions de civils, tortures, déportation dans les camps… Véritable « Musée des Horreurs », cette manifestation à la fois pédagogique et spectaculaire est interdite aux moins de 16 ans en raison de sa dureté.  Une telle mise en scène de l’atroce en plein cœur de la capitale nous semblerait aujourd’hui inconcevable. Un mois après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, l’exposition du Grand Palais connaît une affluence record avec plus de 500 000 visiteurs. Elle circule ensuite en province, fait le tour des capitales européennes et de certaines villes allemandes. À chaque fois, l’exposition draine de nombreuses foules… Pourquoi cette étonnante exposition ? Comment expliquer son succès ? Quels en sont les véritables enjeux ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre… Alors que la Libération a été un moment de fête et d’espoir, 1945 est l’année des épreuves et des déceptions. Celle de la faim et des privations, de l’angoisse et des incertitudes face à l’avenir, de l’épuration et des procès de la collaboration, du choc de la découverte des camps et du retour des « absents » exilés en Allemagne. Marquée dans sa chair, la France compte ses morts, pleure ses fantômes, tente de faire son deuil et de se reconstruire. Dans ces conditions, l’exposition « Crimes hitlériens » s’inscrit dans le cadre d’un discours unitaire et de rassemblement. Car au-delà de l’hommage rendu à toutes les victimes du nazisme, cette manifestation permet à chacun de se retrouver dans les épreuves endurées par la nation au cours des années noires en insistant sur l’idée d’une communauté de souffrance. Alors que débutent les procès contre les criminels nazis, la France appelle non seulement au châtiment des coupables mais à une politique de fermeté destinée à mettre hors d’état de nuire une Allemagne dorénavant occupée et considérée comme l’éternel agresseur. Les atrocités nazies constituent enfin pour la France un thème mobilisateur destiné à regrouper derrière elle tous les États ayant directement souffert du nazisme ainsi que l’ensemble des pays impliqués dans la guerre contre l’Allemagne. Une bataille censée permettre à la France de retrouver sa place de grande puissance aux côtés des Alliés et de revendiquer son droit à participer pleinement au règlement du problème allemand.

L’auteur est historien et réalisateur de films documentaires. Après Amis des Juifs et Hitler à Paris, l’auteur publie ici chez Tirésias son troisième volet sur les années 1940-1945.

| novembre 2017 | 14x22 | 176 pages | 18 €
ISBN : 978-2-915293-95-1 


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Avoir vingt ans à Dachau
L’histoire de mon père
Joëlle Delpech-Boursier

Barbara Distel

C'est un récit poignant, « sur la captivité de mon père » écrit Joëlle Delpech-Boursier sur André Delpech, qu’elle nous livre à travers ces pages. Durant plusieurs années, elle écoute, recueille patiemment ses mots, sa blessure, son témoignage distillé par bribes, par ce jeune résistant, mais ô combien essentiel pour saisir et vivre notre aujourd’hui en liberté. André Delpech est quercinois, arrêté par la Gestapo à Cahors le 17 mai 1944, puis déporté au camp de la mort lente de Dachau, dans un des Kommando les plus durs de la vallée du Neckar en Allemagne, après avoir survécu au fameux train de la mort. Le récit évoque avec force détails l'enfer que ce jeune résistant a vécu dans sa déportation aux côtés de ses compagnons d'infortune dans ce camp de concentration, les Stücks qu'ils étaient devenus devant disparaître sans laisser aucune trace.

Après la guerre, André Delpech fit une brillante carrière militaire avec le grade de général de corps d’armée. Son nom restera toujours attaché à Dachau dont il a présidé le Comité International pendant quatorze ans. La chancelière allemande Angela Merkel a accepté en 2013 de recevoir le prix de ce comité portant le nom du général André Delpech.

Ce témoignage ainsi recueilli se veut avant tout un travail, un devoir de mémoire, œuvre portée par une enfant d'un déporté résistant, elle qui n'a pas connu la guerre mais qui hérite d'une histoire et de certaines valeurs à transmettre pour aider à faire de nos enfants des citoyens. En particu- lier celles que son père a défendu toute sa vie, la liberté et le respect de la dignité humaine. « La liberté qui paraît évidente à ceux qui l'ont toujours connue, exige pour être conservée et vécue une vigilance constante des hommes et des femmes de tous les continents du globe » avait-il dit lors d'un discours prononcé sur la place d'appel de Dachau devant une assemblée internationale.

| novembre 2015 | 16X24 | 184 pages | 20 €
ISBN : 2-915293-89-9 


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Le dossier Younsi
1962: Procès secret et aveux d'un chef FLN en France
Jean-Luc Einaudi

Le nouveau livre de Jean-Luc Einaudi, est le récit minutieux d’une tragédie en sein du FLN. Ce long travail est une contribution à la recherche d’une vérité historique toujours mouvante. Il dévoile un des épisodes les plus méconnus de l’après guerre d’Algérie en France qui se conclura par la condamnation à mort sur notre territoire, d’un des principaux cadres du FLN sur ordre des dirigeants de cette organisation. Ce chef du FLN de la région marseillaise puis à Lyon, s’appelait Abdallah Younsi, alias Charles, Mourad.

Après le cessez-le-feu de 62, suspecté de détournements de fonds, il est séquestré à Aubervilliers, durant plusieurs semaines… Pourtant, depuis déjà fort longtemps, il était mis en cause par des militants algériens, en raison notamment de son attitude à l’égard des femmes. Des détenus FLN à la prison des Baumettes disaient avec insistance, qu’il était de connivence avec la police française. Après avoir tenté de se suicider, d’alerter l’extérieur, de s’évader, il finit par avouer, par écrit, être devenu un informateur de la DST. Cela fut-il bien le cas ? On ne peut ignorer dans quelles conditions ces « aveux » furent rédigés, ni comment les policiers procédèrent-ils pour obtenir puis maintenir sa coopération. Quels renseignements leur fournit-il ? L’auteur nous aide à trouver des pistes à cette énigme, à mieux saisir le personnage, son rôle, son parcours…

 

| novembre 2013  | 16x24 | 176 pages | 16 €
ISBN : 2-915293-81-4 


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