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Que chacun soit un maillon pour cette decennie avenir. 

J'attends de vous comme un passeur de rêves fait confiance

A son vent imaginaire, votre part de curiosite. 

Je ne cherche pas des manuscrits. Je veux des lecteurs.

En 1989, j’ai créé les éditions TIRESIAS, que depuis je maintiens en vie, dans l’indépendance de mes choix, le courage de mes combats, les impertinences de mes regards portés sur le monde et sa littérature.

J’ai voulu avec les lecteurs connus ou inconnus et vivre, et selon mes choix éditoriaux et ma conception, une relation d’humanité et que nombre oublient de nommer fraternité.

Nous ne pouvons ignorer que la liberté se défend, et aujourd'hui je veux plus que jamais, que l'argent ne soit une censure à mon art.

J’ai essayé de mettre un coup de pied à ce conformisme, à cet ennui, à ce bien pensant, à cette volonté d’appartenance  à une caste, à cet ersatz de dandysme de s’imaginer incontournable, insupportable, à cette idée, ce sophisme que le génie est maudit, la qualité élitiste et le mur de l'argent infranchissable.

Par vous lecteurs, encore et toujours, je serai le passe muraille de ces litotes bien pensantes, de ces censures, de cette séduction éphémère. La ligne éditoriale est tenue de main ferme et sans concessions, elle s’oriente vers la mémoire des oubliés de l’histoire. Ces petites gens qui ont tant fait et tant donné pour notre Histoire, ont enfin une parole, au travers des éditions Tirésias. Notre volonté est aussi de pérenniser la vie du livre et l’acte d’écrire. La vérité et la lutte contre l’oubli font la réputation de notre ligne éditoriale et elle sera d’autant plus présente que fortes seront les collections « Les oubliés de l’Histoire », « Elles et Eux… » et  « Littérature-Poésie » …

Une équipe plus que modeste s’affaire au sein des Éditions Tirésias pour passer outre le silence médiatique et pratiquer des ouvertures vers ce public de prédilection, que sont les lecteurs. J'ai fixé comme objectif de vous embarquer dans cette arche de Noé éditoriale que j'ai construite en ces temps d'individualisme, de mondialisation, d'écriture électronique, de vie subliminale, ces choses si furtives et fugaces, et pourtant.

 Moi, je parie et je joue gagnant sur vous, sur nous, sur une autre dimension, une dimension de fraternité et d'humanité. Je veux avec vous parcourir cette route des décennies venant, vous serez les témoins et les privilégiés d'un devenir à vivre.

C'est un de mes buts, moi « Noé » de cette arche Tirésias et je parie avec vous.

Les éditions Tirésias sont le terreau de notre devenir et ses enfants de papier sont le sel de nos mémoires.

Les éditions Tirésias sont nées d'une volonté de vérité, d'un plaisir de lectures et pour le bonheur du livre. Alliance magique du ludique et du savoir. 1989-2009  - bientôt deux décennies, cela se marque ou plus simplement cela se dit, se répète comme l'écho joyeux de ce "bien fait" de notre volonté démocratique, de notre liberté, de notre identité.

Être passeur d'idées et de pages, les Éditions Tirésias le sont. Elles se perpétuent et s'inventent - encore et toujours - comme vecteur de Mémoire et de Création. J'ai cette envie de vous faire partager ce bonheur, de prendre part à ce banquet. Réagissez ! Il nous faut impérativement et durablement des lecteurs qui sont nos soutiens et qui devront tôt au tard interpeller le monde médiatique pour demander des comptes sur le silence et la chape de plomb qu’il nous réserve.

Les éditions Tirésias viennent étayer un travail fondamental de recherche historique et de poésie. Tout commence avec la découverte du martyr des Bibelforscher, dont on ne parlait pas dans les années 80 et leur parcours sous le nazisme de 1933 à 1945. « La Foire à l’homme » représente une œuvre maîtresse de trente années de recherches et de collectes, des pensées, paroles ou textes les plus forts, les plus bouleversants, de déportés de tous les horizons et de toutes les nationalités. Il s’agit de l'homme en situation d'extrême, anthologie des écrits et des dits dans les camps de concentration, de déportation, d'extermination, de 1933 à 1945 avec la participation exceptionnelle et inédite de peintres dessinateurs artistes, eux non déportés.

J'attends de vous, comme un passeur de rêves et je fais confiance à votre vent imaginaire, votre part de curiosité. La survie de mon art continue certainement comme votre espoir de vérité, de justice et se prolongera au quotidien pour faire éclore la passion de vos idées.

Alors sur ce site, vous croiserez les peuples du monde entier, et vous aurez la surprise de découvrir au fil des pages tant d’humanité et d’humilité. Une histoire entre vous et moi qui se métamorphosera en de nombreux lecteurs

— Je veux vous faire vivre et partager cette aventure du livre et être passeur d’un concret d'un quotidien d'éditeur. Tout est à créer alors soyons ce rêve. Le livre et la culture sont  choses trop sérieuses pour les laisser devenir jouet des "faiseurs" d'argent.

—Je veux rester le guetteur, le veilleur de vérités et de mots à transmettre, les Éditions Tirésias doivent s'inventer  acte de Mémoire et de Création.

—Je veux comme une utopie réelle que pour l'an 2009, les éditions Tirésias continuent à être notre histoire, et fêtent les 20 ans pour les 30 ans à venir.

— Je veux partager cette quête, cet acte d'amour, et la fulgurance qu'est mon métier d'éditeur : la vie d'un livre.

— Je ne suis plus adhèrent au SNE qui paraît être un monde basé et centré sur un système défenseur de son pré carré et instrument au service de la prééminence de quelques-uns pour lesquels le pouvoir reste l'unique objet de présent immédiat.

— Ce système-là, je le rejette, c'est pour cela que je me considère comme un éditeur.

— Il faudra qu'un jour, un débat existe sur cette situation qui met la critique du livre à la télévision, sur les ondes, dans les journaux à l'incurie de gens qui pointent chez un éditeur. Il faudra que cesse cette part incongrue de quelques lignes, de quelques mots qui nous est réservée et qui justifie une part considérable d'omissions ou d'oublis sur notre travail.

— Il va de soi que j'ai une structure de diffusion et de distribution des plus conventionnelles. Il va de soi que je fais un service de presse. Il va de soi que j'applique les us et coutumes d'un éditeur.

— Non ! les petits éditeurs ne sont pas la poubelle des refusés des « grands éditeurs ». Sans nous, combien de Prix Nobel de Littérature, combien auraient édité en France ?

— Notre existence gêne et met dans l'obligation le monde éditorial d'essayer encore de publier de la littérature de qualité.

— Vous le savez parfaitement le jour où nous n'existerons plus les groupes plus intéressés par le profil ne donneront qu'un produit de consommation courante. La sensibilité deviendra le rapport –financier– immédiat à la continuité et au suivi d'une œuvre et de l’auteur de réputation.

— Pour moi le livre n'est pas un produit, une denrée périssable, mais le support ludique, intelligent, transmetteur de connaissance, de savoir, d'onirisme, et de connaissance de l'autre, et par là même de soi-même.

Agissons ensemble et maintenant, découvrez mon nouveau catalogue grâce à notre site. LISEZ-NOUS, et soyez de mon arche de Noé.

Pour moi le livre restera une histoire d'amour entre trois personnes : le lecteur, l'auteur, l'éditeur.  Comme la majorité des journalistes ont déserté le travail d'un éditeur, et ne participent plus majoritairement à cette fête et à la connaissance de cette fête, sont de ce fait, en quelque sorte, le point initial de la rétention et de l'oppression qui se porte sur les éditions Tirésias… ce silence est pour vous terriblement et simplement une non information. LISEZ-NOUS, et soyez de mon arche de Noé.

Je suis devenu éditeur pour me mettre en résistance d'un devenir marchant.

Nous ne pourrons nous occuper de création que lorsque nous aurons simplement réglé le compte à notre mémoire. À cette question d’absence, j'ai répondu « Vichy, Évian ». Oui, faire découvrir une littérature c’est une suroffre de savoir à notre mémoire et à notre histoire.

« De Vichy à Évian ».... un parcours délibéré puisque la réponse à l’oubli des victimes et à la célébration des bourreaux vient en ces deux textes, la publication de Georges Wellers, au début en 1991, Un juif sous Vichy, et un texte de Jean-Philippe Ould Aoudia, L'assassinat de Château-Royal (la mort tragique de ces six enseignants dont le grand écrivain Mouloud Feraoun). Et aussi La Bataille de Marignane… , avec les associations des droits de l’homme, il force les élus du peuple à revoir ces lois consensus, trop vite ficelées, où ils enterrent pour la seconde fois les assassinés innocents.

Ces Femmes Espagnoles, de la Résistance à la Déportation. En 50 ans, et même 60 ans, nul texte ne leur a rendu hommage. Il ne faut pas oublier que certaines de ces femmes résistantes furent déportées à Ravensbrück, en tant que françaises. Ce livre leur rend leur identité culturelle et rend hommage à un combat trop ignoré contre le fascisme qui débuta dès la guerre d'Espagne pour se continuer sur le sol de France contre le nazisme.

Mais aussi, nous entendons Grégoire Georges-Picot nous parler des étrangers dans la résistance en Provence et Yvonne Le Tac, qui fut la doyenne des déportées revenues des camps de la mort. Et comme Ulysse, nous vous convions à un voyage d’émotion, dans L’Anthologie des poèmes de Buchenwald  d’André Verdet, et avec les écrits Nina Hayat qui nous a permis de faire le lien entre l'Algérie actuelle et son passé colonial. Pour moi, son livre Des youyous et des larmes se place comme un livre essentiel dans la littérature sur l'Algérie d'aujourd'hui.

La mémoire collective, Oui. Pourquoi ? Car il y a une volonté de réécrire l'histoire qui fait notre mémoire. Quand je publie Du côté des vainqueurs de Jean-Claude Dumoulin, il remet à l'heure la pendule de la mémoire collective quand il écrit : « je suis revenu car j'étais le plus fort ». Ce n'est ni gratuit ni anodin lorsqu’on demande aux résistants de justifier leur résistance. Ce n'est pas gratuit, mais terrible qu'on demande des justifications à Jean Moulin, alors qu'on accorde des circonstances d'explications à Papon, et pour Vichy et pour l’Algérie. Ce n'est pas gratuit qu'aujourd'hui en France un débat oppose les torturés d'Algérie à leurs bourreaux qui justifient ou nient l’innommable.

 En 1999, avant la lettre, j’ai aussi la fierté de porter à la publication, les textes de l’ethnologue, résistante et déportée Germaine Tillion, sur l’Algérie. Ils sont  incontournables. Je ressuscite l’oeuvre cette grande dame, quand tous l’ont délaissée à sa douleur d’humanité.

J’ai fait une longue route avec le Peuple algérien, parti à la conquête du ciel, je conserve le souci de donner la parole à tous les amoureux de cette belle contrée L’Algérie.

Pour Jules Roy, nous sommes doublement présent pour son centenaire.

De la Première Guerre mondiale, je ramènerai les poèmes les plus poignants, chants de liberté, de détresse ou d’amour d’hommes, Une seule Pensée ; Liberté. Mais aussi le travail de Jean Claude Auriol avec trois ouvrages, essentiels incontournables et modernes.

Les républicains espagnols, j’éternise des pages de ce peuple espagnol dans son exil. Voir les ouvrages de Véronique Olivares Salou et aussi notre livre commun Prix littéraire de la résistance que j’ai réalisé avec elle.

Je rends simplement mais fermement leur histoire avec humilité et fraternité aux anonymes qui en furent spoliés

Je me suis penché avec mélodie sur les humains qui chantent, ces enfants de déchirure et de joie qui nous promènent dans leur univers pour nous raconter leur histoire et celle de leurs frères humains, ils sont aussi notre mémoire, chanson d’amour, de lutte, de joie, et de larmes, elles passent les siècles et flattent, polissonnes, nos imaginations. Voir, Elles et eux et la Chanson. Tous les livres cités ou auteurs, retrouvez-les sur le site et découvrez les nombreux autres auteurs et titres.

Je veux rester le porte-parole des oubliés, petites gens qui sont l’Histoire de nos contemporanéités, terreau de notre devenir et ces enfants de papier, qui naissent chez moi, sont les engrais de nos mémoires.

Même si un de mes regrets est certainement de n'avoir pas compris l'enjeu financier d'une part, mais aussi le danger potentiel, dû mon travail, que je pouvais représenter pour les structures commerciales ayant pignon d'éditeur sur les avenues officielles du livre, je reste debout.

Vous êtes les passerelles essentielles pour la vie du livre et le développement de notre futur culturel et pluriel. Ne vous laissez pas manipuler et métamorphoser en une marchandise captive et complice d’un décervelage.
Lisez-nous !

 

                                           Michel Reynaud