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Quand tu me liras

Michel Reynaud

Avec une oeuvre de Reine Taëvran

       

        La nuit éblouit mon désespoir

M’as-tu demandé femme de noir

vêtue un jour entre soleil et lune

entre néant et immensité

d’inscrire mon art pour ces pages

et plus exactement mon verbe

à mon instant création

et que tu nommais « ma poésie »

et tu savais que cela je l’avais

omis depuis plusieurs décennies

j’étais de mon silence dans un recul

non pas d’humanité d’éveil à la page

mais piégé à la vie dans l’instant de

l’histoire et de notre mémoire et d’une

cruauté de mon pas glissant vers l’enfer…

Michel Reynaud né à Montpellier en 1951 a publié un nombre considérable d’ouvrages sur les Oublié-e-s de l’Histoire,révélant à chaque fois des humains délaissés à la mémoire confisquée. Écrivain, il a travaillé sur la poésie dans les camps de prisonniers, sur la Résistance et sur la déportation depuis plus de trente ans. Sa parole aujourd’hui fait référence. Il a écritentre autres : Une seule pensée liberté, La Foire à l’homme, Elles et Eux l’Algérie, Homocrène, Paul, Matthieu Terre, Le roman des Glières (prix littéraire de la Résistance), Elles et Eux et la chanson, L’insurgé de la République (livret de l’album collector de Cali).

  Il a été tiré de cette édition unique cent trois exemplaires : 25 numérotés de I à XXV, horcommerce, sous étui fait sur mesure, accompagnée d'une œuvre originale signée (papier chiffonArches 300 g) ­ —108 pages — intérieur 170 gr blanc — Étui — Prix : 150€ 75 exemplaires numérotés, hors commerce, avec une reproduction originale de l'artiste. 108 pages— intérieur 170 gr blanc— Prix : 40 €

 


 

| mars 2018 |  | 108 pages | 150/40 €
ISBN : ISBN 979-10-96930-00-5 


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Un Animal m’a dit...

Évelyne Hugues

Préface : Brigitte Bardot

Nous vient, à la lecture de ces pages dans ce livre qui violemment nous interpelle, comme une révélation que la douleur n’appartient pas malheureusement et exclusivement à l’humain mais à tous êtres vivants dont les animaux en sont atrocement les victimes. Évelyne Hugues dresse l’inventaire de cette douleur, de cette imposture, de cette négligente coupable, de cette violence, de cette atrocité et nous interpelle nous témoins actifs ou passifs, bourreaux ou spectateurs de l’inqualifiable qui blesse, sinon assassine ou torture trop « ordinairement » la gente animale.

Ici, en ces pages nous découvrons une militante passionnée, présente au quotidien sur le terrain, une combattante de la cause animale qui fut enquêtrice à la Fondation Brigitte Bardot.

L’auteure trace, conte, détaille, parle avec sensibilité, écrit avec force et courage, et intente le respect et la dignité que chacun de nous, hommes dits civilisés, devrions porter aux animaux tant domestiques, de compagnies, ou encore sauvages. Et cette injustice ne cessera jamais de la tourmenter et son combat avec amour et compassion sera de tout instant pour être à la hauteur de cette tâche d’humanité à laquelle elle se consacre. Comme l’écrit l’auteure : «  Je ne dirai rien d’autre sinon cette colère qui me vint et qui a mûri à l’écriture de cette page et à l’écoute de mes amis les animaux.»

Michel Reynaud

 

Évelyne Hugues est née dans petit village de la Creuse, La Folie. Auxerroise de toujours, elle a publié en 1991 son premier roman L'Insectueuse, La Femme du Milieu, L’Odette des Brizards, Maxime, Pauline, Yacine… et la maîtresse de l’hôpital, Rue de l’Île aux Plaisirs. Elle s’emploie à la défense des animaux, et ce sera toujours son combat. Dès sa retraite, elle s’adonne sans modération et avec « folie » à ses combats pour la défense des animaux, et contre toutes les maltraitances.

| juin 2021 | 14x22 | 240 pages | 15 €
ISBN : 979-10-96930-05-0 


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Le Spectre de la Terreur
Ces Français auxilliaires de la Gestapo
Sylvie Altar - Régis Le Mer

Michel Noir suivi de Regard sur le Mal Jacques Pellet

Dans la mémoire collective, si Lyon est le symbole de la Résistance elle est aussi le siège de la Gestapo et de la Milice où Klaus Barbie et Paul Touvier se sont distingués par leur sauvagerie. Mais qui se souvient de Francis André, l’autre « boucher de Lyon » ? Évoquer les événements dramatiques qui ont meurtri la région dans les derniers mois de la guerre, c’est forcément croiser la sinistre route de Francis André. Charles-Francisque André ou Francis André est né le 25 février 1909 à Lyon, et sera fusillé le 9 mars 1946 au Fort de la Duchère en tant que collaborationniste, chef de la Gestapo française dans la XIVe Région, celle de Lyon. Son surnom, Gueule tordue — dû à une paralysie faciale, suite à un accident de voiture au moment de l’adolescence —, restera associé à un homme à l’engagement brutal. Membre du PPF, il adhère sans réserve à l’idéologie doriotiste qu’il concrétise sur le Front russe par son engagement dans la LVF. À son retour en 1943 à Lyon il devient chef du MNAT et de la Gestapo française. Agissant autant par conviction politique que par cupidité, il sous-traite les exactions nazies. Il utilise sans réserve les mêmes méthodes bestiales et les mêmes moyens policiers que Klaus Barbie à l’encontre des résistants, des communistes, des francs-maçons et des juifs. Chef d’orchestre de la répression et des persécutions, il dirigera entre 1943 et 1944 une équipe qui opère le plus souvent en toute autonomie. Fin août 1944, il suit dans leur fuite les Allemands jusqu’à son arrestation en Italie en 1945.

Au jour le jour, les crimes, les trafics commis sous couvert de répression légale, sont décrits le plus fidèlement possible. Ce foisonnement de réalisme est permis grâce au travail méticuleux des auteurs dans de très nombreuses archives dont celles de la collaboration, de la police et de l’épuration. Dans une perspective volontairement socioanalytique, cet ouvrage déplace le curseur de lecture du côté des bourreaux. Par ce prisme, il est possible de décrypter autrement et avec exactitude le vécu des Lyonnais pendant la guerre. Il permet de découvrir le caractère massif et rapide de la répression et des persécutions tout en montrant l’acharnement qui s’inten- sifie avec la défaite qui se profile. En évoquant l’itinéraire meurtrier et sanguinaire des bourreaux, on s’attache en réalité à parler des victimes. Les auteurs ont eu à renseigner les familles des victimes sur le devenir de leurs aïeux. Enfin, ce livre est un concentré de la violence libérée en France, exercée par des Français, en grande partie contre des Français, dans une ville si loin des lignes de front de l’Europe en guerre. Ainsi, cette étude à l’échelle locale analyse le dispositif sécuritaire mis en place dans l’Europe occupée.

Rédiger la biographie d’un salaud et de ses hommes de main est un moyen de parler sans détour des victimes et de montrer au plus près de leur vécu les tourments, les souffrances physiques et morales qu’elles ont subis.

Sylvie Altar née en 1965 est enseignante. Docteure en Histoire, elle est membre associée du LARHRA (Université Lyon 2). Elle travaille depuis plus de 10 ans sur la micro-histoire des persécutions des Juifs et sur la répression allemande à Lyon et plus largement en France. Ses interventions et ses publications s’intéressent également à mettre en perspective la vie des juifs en France et à Lyon avant la guerre et le retour des rescapés. Son dernier livre : Être juif à Lyon et ses alentours 1940-1944, Éditions Tirésias-Michel Reynaud

Régis Le Mer est documentaliste et archiviste au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon. A publié Francs-maçons résistants, Lyon 1940-1944, Imprimeurs clandestins à Lyon et aux alentours, aux Éditons Mémoire Active, René et Marguerite Pellet, de la pédagogie à la résistance, Éditions Tirésias-Michel Reynaud, et avec Pierre Chevillot, Les couleurs des années noires, les photographies de Paul-Emile Nerson, Lyon 1928-1945, Ed. PUG.

| juillet 2020 | 14x22 | 420 pages | 28 €
ISBN : 979-10-96930-03-6 


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Alger 1957 la ferme des Disparus

Jean-Philippe Ould Aoudia

préface Alain Ruscio

Où sont enterrés les corps des 3024 personnes torturées à mort par l’armée française pendant la « bataille » d’Alger en 1957, violant ainsi les lois de la guerre et de l’humanité ? Pour dissimuler cette barbarie, ces milliers de corps ont été subrepticement enfouis avec la complicité d’activistes coloniaux.

À travers une investigation minutieuse, l’auteur cherche à redonner à ces Disparus, dépossédés de leur identité et de leur sépulture, figures absolues de l’appartenance à la communauté de l’Homo Sacer, une trace dans l’Histoire de la France et de l’Algérie.

Honorer le souvenir des victimes, saluer la dignité de leurs descendants, aider les familles à faire le deuil d’un proche à l’existence toujours niée, contribuent à réconcilier ces deux pays.

Au moment où les passés coloniaux et l’autorité des anciens maîtres du monde sont questionnés, il est temps que vérité soit dite sur cette infamie.

 

Jean Philippe Ould Aoudia est né le 4 septembre 1941 à Alger, il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux Éditions Tirésias. Il préside l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons qui honore l’œuvre et la mémoire de six dirigeants des Centres sociaux éducatifs – créés par Germaine Tillion dont les cendres entrent au Panthéon en mai 2015 –, assassinés par l’OAS sur leur lieu de travail et dans leur mission d’éducation. Il a défendu l’action politique de son grand-père en Algérie et sa mère Pied-noir mariée à un Indigène, faite de combats contre le racisme.

| avril 2021 | 12x15 | 96 pages | 8 €
ISBN : 979-10-96930-07-4 


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