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Des Tsiganes vers Auschwitz
Le convoi Z du 15 janvier 1944
Monique Heddebaut

Henriette Asseo

À l’automne 43 plus de 350 Tsiganes, hommes, femmes, enfants, sont arrêtés dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Ils forment un unique convoi, appelé « Convoi Z » à destination d’Auschwitz. Après la déportation des Juifs, Himmler a décidé en mars 1943 leur transfert dans le camp des familles à Auschwitz- Birkenau. Voyage sans retour pour plus de 90% d’entre eux. Pour la première fois, l’histoire de ce cas spécifique de déportation fait l’objet d’une étude approfondie et globale. Cet ouvrage apporte des précisions rares et essentielles sur le sort des Tsiganes et leur histoire tragique. Ils se sont retrouvés pris au piège des politiques nationales et de l’idéologie nazie en Europe, car vivant sous un régime d’exception avant même que les nazis ne les déportent et ne les exterminent. Ce travail aux abondantes références bibliographiques est étayé par des sources nouvelles ou inexploitées, par des documents et pièces d’archives allemandes, belges et françaises. Il s’appuie sur nombre de témoins directs et, surtout sur deux survivants du camp d’extermination, récemment retrouvés et qui n’intéressaient absolument personne. Antoine et Joséphine Lagrené, adolescents en 1943, racontent leur vie dans l’univers concentrationnaire, lors de plusieurs entretiens, éminemment émouvants avec l’auteure. Leurs récits inédits apportent des éléments indispensables pour comprendre comment les Tsiganes furent stérilisés dans le Block 10 de Josef Mengele, exterminés à Auschwitz, assassinés à Buchenwald, Ravensbrück et leurs Kommandos.

Monique Heddebaut, née en 1955 à Flines-lez-Râches (Nord), fut adjointe au maire de cette commune et présidente de la Société Historique du Pays de Pévèle, membre de la commission historique du Nord, directrice de publications... Collabore avec le musée de Malines pour la question tsigane. Participante à des colloques nationaux et internationaux sur les déportations raciales...

 


| octobre 2018 | 16x24 | 352 pages | 27 €
ISBN : 978-2-915293-98-2 


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Les homosexuel.le.s en France : du bûcher aux camps de la mort
Histoire et mémoire d’une répression
Arnaud Boulligny

Jean-Pierre Azéma Postface Ginette Kolinka

Apparue en France dans les années 1970, la question de la déportation d’homosexuels n’a trop longtemps été portée que par les militants eux-mêmes. Paradoxalement, sa recon- naissance officielle au début des années 2000 ne repose sur aucune étude sérieuse, si bien qu’elle continue souvent d’alimenter les polémiques. Depuis une dizaine d’années, le sujet s’est progressivement imposé comme un véritable objet scientifique. Les recherches dont les résultats sont exposés ici révèlent la grande variété des mesures répressives prises en France occupée, en Alsace Moselle, mais aussi sur le territoire du Reich à l’encontre de Français dont les pratiques sexuelles, réelles ou supposées, étaient considérées comme « contre-nature », celles-ci ne conduisant pas forcément à une déportation à proprement parler.

Pour bien comprendre la complexité du cas français, il est fondamental de retracer l’évolution du regard porté sur l’homosexualité et les homosexuels depuis la fin de l’Ancien Régime, tant en France que chez ses proches voisins, notamment l’Allemagne. Le contexte législatif, en particulier, est là d’autant plus important que les dispositions répressives ne cessent pas à Libération et influencent la construction d’une mémoire de la déportation homosexuelle. Dans le contexte de lutte pour les droits des personnes LGBT, les militants ont choisi d’inscrire cette mémoire dans une logique victimaire. Quelles furent les étapes qui ont marqué ce long processus mémoriel ? Quels en furent les personnages marquants ? Quelle place cette mémoire occupe-t-elle aujourd’hui chez les militants homosexuels ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage entend aussi apporter des réponses.

 

Arnaud Boulligny est né en 1974 à Coutances (50). Chercheur à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation depuis 1999, il a participé au Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression (Tirésias – Michel Reynaud, 2004). Depuis 2005, il dirige l’équipe de recherche installée au Service Historique de la Défense à Caen (Calvados). Il a participé à plusieurs projets collectifs.

| novembre 2018 | 16x24 | 208 environ pages | 20 €
ISBN : 978-2-915293-99-9 


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Quand tu me liras

Michel Reynaud

avec une oeuvre unique de Reine Taëvran

        La nuit éblouit mon désespoir

M’as-tu demandé femme de noir

vêtue un jour entre soleil et lune

entre néant et immensité

d’inscrire mon art pour ces pages

et plus exactement mon verbe

à mon instant création

et que tu nommais « ma poésie »

et tu savais que cela je l’avais

omis depuis plusieurs décennies

j’étais de mon silence dans un recul

non pas d’humanité d’éveil à la page

mais piégé à la vie dans l’instant de

l’histoire et de notre mémoire et d’une

cruauté de mon pas glissant vers l’enfer…

Michel Reynaud né à Montpellier en 1951 a publié un nombre considérable d’ouvrages sur les Oublié-e-s de l’Histoire,révélant à chaque fois des humains délaissés à la mémoire confisquée. Écrivain, il a travaillé sur la poésie dans les camps de prisonniers, sur la Résistance et sur la déportation depuis plus de trente ans. Sa parole aujourd’hui fait référence. Il a écritentre autres : Une seule pensée liberté, La Foire à l’homme, Elles et Eux l’Algérie, Homocrène, Paul, Matthieu Terre, Le roman des Glières (prix littéraire de la Résistance), Elles et Eux et la chanson, L’insurgé de la République (livret de l’album collector de Cali).

  Il a été tiré de cette édition unique cent trois exemplaires : 25 numérotés de I à XXV, horcommerce, sous étui fait sur mesure, accompagnée d'une œuvre originale signée (papier chiffonArches 300 g) ­ —108 pages — intérieur 170 gr blanc — Étui — Prix : 150€ 75 exemplaires numérotés, hors commerce, avec une reproduction originale de l'artiste. 108 pages— intérieur 170 gr blanc— Prix : 40 €

 

 Chaque ouvrage est relié et cousu main au fil de lin, ainsi que l'œuvre originale et unique sont réalisés par l'artiste relieuse Reine Taëvran 

 

| mars 2018 |  | 108 pages | 150/40 €
ISBN : ISBN 979-10-96930-00-5 


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René et Marguerite Pellet, de la pédagogie à la résistance
(Réseau Marco-Polo, Lyon, 1942-1944)
Régis Le Mer, Jacques Pellet

Jacques Walter

René Pellet a dirigé le réseau de renseignement Marco-Polo né à Lyon et qui s’est développé dans toute la zone sud avec des relais en zone nord. Pour son engagement, il a été exécuté le 23/08/44. Son épouse, Marguerite, arrêtée en novembre 1943 a été déportée dans le plus grand secret selon le décret Nacht und Nebel. Elle est tombée sous un bombardement américain en Autriche, à Amstetten, le 20/03/45. Ce livre retrace leur histoire.

René Pellet réussit l’examen d’entrée à l’École normale. Il se spécialise dans l’enseignement adapté aux Sourds, Muets et aveugles. Il rencontre Marguerite Baud, institutrice spécialisée. Ils travaillent tous deux à l’institut municipal des Sourds-muets aveugles et arriérées de la ville de Lyon. Sa thèse a pour sujet « Des premières perceptions du concret à la conception de l’abstrait chez l’enfant. Essai de l’analyse de la pensée et de son expression chez l’enfant sourd-muet ». Il rentre dans le réseau Marco-Polo par l’intermédiaire des Éclaireurs de France. À l’arrestation du chef du réseau - Paul Guivante -, il en prend la tête. L’efficacité du réseau fait que Londres décide d’avoir un contact direct avec lui. Le 6/11/43, René Pellet est donc envoyé à Londres. Le 24/11/43, l’ensemble de l’institut est cerné et tout le personnel, ainsi que des élèves, arrêtés. Le réseau est sérieusement compromis. Malgré les risques René Pellet revient à Lyon le 15/12/43 et reprend la tête du réseau. Il déplace la centrale du réseau à Saint-Genis-Laval puis à Chaponost (Rhône). Sur dénonciation d’un membre du réseau, il est arrêté à Chaponost le 30/07/44. Son corps sera retrouvé sans vie le 25 août 1944 à Saint-Pierre-du-Bœuf.

 

Régis Le Mer, né en 1971, est documentaliste au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon. À publier : Francs-maçons résistants, Lyon 1940-1944, Éditons Mémoire Active, 2011 Imprimeurs clandestins à Lyon et aux alentours, Éditons Mémoire Active, 2014. Participation à des livres/projets collectifs : MAITRON

Pellet Jacques, né en 1937 a fait ses études de médecine et de psychiatrie à Lyon. C’est unélève du Pr Guyotat. Il est venu en 1972 à Saint-Étienne pour y fonder la psychiatrie universitaire. Formé à la psychanalyse il est membre honoraire de la Société psychanalytique de Paris. Il a parti- cipé à différents travaux de recherches dans sa discipline et a écrit plus de 300 articles, chapitres de livres, communications diverses, mais sa participation à cet ouvrage est sa première incursion hors de sa spécialité.

| mars 2018 | 16x24 | 384 pages | 27 €
ISBN : 978-2-915293-97-5 


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La promesse de l'oubli
Mon grand-père Jules Dumont Roubaix1888-Mont-Valérien 1943
Françoise Demougin-Dumont

Il tombe sous les balles des nazis, il vient d’être assassiné, et l’imaginant à l’instant où les coups de feu claquent, je ne peux que savoir que la mort d’un poète est un meurtre à l’espoir. Il a pour nom Jules Dumont et depuis trop longtemps tous voulurent l’oublier, l’omettre des pages glorieuses de notre Histoire, de notre grandeur, de notre Résistance. Dès les premiers instants de ce livre en lisant les lettres, récoltées par l’auteure, du futur fusillé nous allons sur les sentiers de la gloire et de l’écrit. Ce roman écrit par sa petite-fille fait fi à cet oubli, et nous donne pâture à une écriture à découvrir.

Car cet enfant du peuple, de condition modeste, d’un milieu d’ouvriers laissera trace dans la pensée du Parti communiste français tant par ses écrits, que ses combats, son militantisme, sa loyauté. Lui, le croyant, le pratiquant, le religieux jusqu’aux tripes devient l’image même de la jeunesse de notre civilisation quand il s’engagera auprès de la classe ouvrière et qui deviendra le chant de ses espoirs, le sacerdoce de ses engagements, un militant. Il fut combattant de tous les conflits du XXsiècle de la pacification du Maroc, à la guerre de 14-18, mais aussi aux côtés du Négus en Abyssinie, et encore avec les Républicains en Espagne, et toujours résistant contre l’occupant nazi et ses sbires.

L’auteure Françoise Demougin-Dumont nous concocte un texte où la passion, l’imaginaire, le voyage, l’amour, la quête de la justice se mêlent comme si la réalité était allégorie et le fictif une vérité qui anoblit la destinée du héros. Pourtant, une blessure trace au travers de ses mots qu’il nomme « un accident », en époux trahi, il vivra en reclus de sa propre cellule familiale et s’intentera d’un pardon comme un dû à la faute de celle qu’il aime. Et cette énigme — nœud gordien de ce récit — laisse à tout lecteur la folie de la résoudre. Avant d’être fusillé il écrira : « je suis tellement sûr qu’on ne me connaissait pas ! ». Il était enfin temps de le découvrir.

Françoise Demougin-Dumont est née en 1957 à Rabat (Maroc). Après une enfance et une adolescence passée à Dakar (Sénégal), où son père est conseiller du président Senghor, elle poursuit des études supérieures classiques en France : agrégation des Lettres et doctorat de littérature française et devient enseignante-chercheuse, professeure des universités.

| Mai 2017 | 14x22 | 144 pages | 13 €
ISBN : 9 782915 293929 


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BLESSURES D’ÉCOLE
Mon Journal
Catherine Babic

« Le mot qui me vient spontanément à l'esprit quand j'entends prononcer "échec solaire, élève en échec…", c'est mal entendu. » Dira l’auteure sur les flots d'élèves en échec que charrie l'Éducation nationale. Son journal est l'histoire d'une non-rencontre entre des enseignants indifférents et des élèves mal-aimés. Son expérience personnelle au sein de l'Éducation nationale a ranimé le démon de l'ado mal-aimée, méprisée à l'école, à ceci près qu'elle avait connu la gloire incontestée que lui avaient conférée des résultats scolaires brillants. Le passage de la lumière à l'ombre lui a permis de mesurer l'impact du regard malveillant de certains enseignants qui rejettent sans vergogne cette élève désormais empêtrée, qui n’attendait, pour renaître à l'excellence, qu'une attention, qu'ils se refusent à donner. Les enseignants nient l'idée que la solution à leur échec de prof puisse venir d'eux. Leurs trajectoires restent désespérément parallèles à celle de leurs élèves. Elles n'auront aucune chance de se croiser. Catherine Babic échouera, elle aussi, à infléchir ce regard blasé porté sur les élèves, ce regard destructeur, et préférera claquer la porte d'une administration ne supportant plus l'idée de contribuer à ce massacre. Alors elle ouvre un cabinet de coaching scolaire et accompagne des jeunes et des moins jeunes à la rencontre de leur réussite. Ce livre est l'évocation de ses souvenirs, il remonte le cours de son histoire professionnelle, de sa démission, jusqu'à la rencontre avec la petite fille, qui avait tant aimé l'école. Son vécu dans l'Éducation nationale a donc été long et intense, et, avec le temps, l'impossibilité de moduler le fonctionnement de cette grosse machine, pour que chaque enfant trouve sa place.

Catherine Babic est née 1962 à Beaune (21), d'un père d'origine yougoslave, et d'une mère réunionnaise. Ayant obtenu son émancipation à l'âge de seize ans, elle part vivre à Dijon, où elle finance ses études en étant surveillante dans collèges et lycées de Bourgogne. À 29 ans, obtient le concours de conseillère principale d'éducation, et émigre en banlieue parisienne. En 1998, elle obtient le concours de chef d'établissement. En 1999, a demandé son affectation dans l'Yonne, comme principale du collège de Noyer sur Serein, puis Jacques Prévert à Migennes et enfin Albert Camus à Auxerre. Elle donne sa démission de l’Éducation nationale en 2011, et crée son cabinet de coaching scolaire ArchimAide.

| juin 2018 | 14x22 | 132 pages | 13 €
ISBN : 978-2-915293-96-8 


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