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La Moto d'Éros

Alcazar Céline

« Éros sort. Après cinq jours sous la couette, le voilà dehors, arpentant le quartier de l’hôpital Saint-Louis comme à l’ordinaire… » Comme si l’ordinaire était notre folie partagée à lire cette suite inimitable, à pénétrer ce montage en éclat où La Moto d’Éros trouve sa voie entre les pans de mémoire en désordre de l’Odyssée républicaine et cette mort sans sépulture qui engendre une ronde d’âmes errantes, une colline, un olivier, jusqu’à la rive d’une autre mer, cet océan où l’on s’exile. À suivre cette fuite au grand galop, fuite grecque à Moto, désir-fuite, désir de lumière contre la mort absurde de Niels, jeunesse fauchée, interrompue, empêchée, anéantie. Dans cette romance, où la fin n’est plus nichée dans une sépulture mais dans un écrin de filiation et d’utopie à faire vie, une photographie retrouvée éclairera la genèse de cette quête adolescente. Graal insaisissable, des quais de la Seine aux planches d’un théâtre, du chant populaire des mineurs asturiens aux yeux écarquillés d’un grand-père aphasique, jusqu’à ce rêve étrange où un chat nommé Gat délivre le secret du nombre.         
Le lecteur de retour dans la douceur de son antre, suite à une promenade, à une course, à une quelconque farce fugitive s’engagera sur les sentiers de cette histoire délaissée et qui nous blesse pourtant à la seule évocation du mot Retirada. Céline Alcazar redonne, quand nous lisons la parole des Oubliés, le fil à l’essentiel et un puits inépuisable à la connaissance.    
À lire La Moto d’Éros sans plus tarder pour apaiser notre attente en cette écriture promise qui naît pour aiguiser avec elle notre désir d’imaginaire. Vassilis Alexakis dira à l’auteure « Éros c’est énorme ».
Céline Alcazar est née à Bordeaux, le 19 mai 1972. Elle étudie le cinéma à Paris I Sorbonne et fréquente assidûment l'Atelier de scénario de Pierre Jenn l'année 1992. Son documentaire, Petite rue de Saintonge, réalisé en 1996, portrait croisé de deux républicains espagnols, sera notamment présenté à la base sous-marine de Bordeaux le 8 juin 2011 dans le cadre de l’exposition consacrée au photographe Agustí Centelles, Hommage aux Républicains espagnols.

| octobre 2017 | 14x22 | 176 pages | 18 €
ISBN : 978-2-915293-94-4 


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Crimes hitlériens
Une exposition-deuil au sortir de la guerre
GRUAT Cédric

À l’été 1945, la foule se presse pour visiter au Grand Palais l’exposition organisée à grand renfort de publicité par le gouvernement du général de Gaulle : « Crimes hitlériens ». Première du genre, cette exposition à base de photographies et d’objets ramenés de divers lieux de massacres exhibe dans toute leur crudité les preuves des atrocités nazies commises en France et en Europe : pillages, destructions, exécutions de civils, tortures, déportation dans les camps… Véritable « Musée des Horreurs », cette manifestation à la fois pédagogique et spectaculaire est interdite aux moins de 16 ans en raison de sa dureté.  Une telle mise en scène de l’atroce en plein cœur de la capitale nous semblerait aujourd’hui inconcevable. Un mois après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, l’exposition du Grand Palais connaît une affluence record avec plus de 500 000 visiteurs. Elle circule ensuite en province, fait le tour des capitales européennes et de certaines villes allemandes. À chaque fois, l’exposition draine de nombreuses foules… Pourquoi cette étonnante exposition ? Comment expliquer son succès ? Quels en sont les véritables enjeux ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre… Alors que la Libération a été un moment de fête et d’espoir, 1945 est l’année des épreuves et des déceptions. Celle de la faim et des privations, de l’angoisse et des incertitudes face à l’avenir, de l’épuration et des procès de la collaboration, du choc de la découverte des camps et du retour des « absents » exilés en Allemagne. Marquée dans sa chair, la France compte ses morts, pleure ses fantômes, tente de faire son deuil et de se reconstruire. Dans ces conditions, l’exposition « Crimes hitlériens » s’inscrit dans le cadre d’un discours unitaire et de rassemblement. Car au-delà de l’hommage rendu à toutes les victimes du nazisme, cette manifestation permet à chacun de se retrouver dans les épreuves endurées par la nation au cours des années noires en insistant sur l’idée d’une communauté de souffrance. Alors que débutent les procès contre les criminels nazis, la France appelle non seulement au châtiment des coupables mais à une politique de fermeté destinée à mettre hors d’état de nuire une Allemagne dorénavant occupée et considérée comme l’éternel agresseur. Les atrocités nazies constituent enfin pour la France un thème mobilisateur destiné à regrouper derrière elle tous les États ayant directement souffert du nazisme ainsi que l’ensemble des pays impliqués dans la guerre contre l’Allemagne. Une bataille censée permettre à la France de retrouver sa place de grande puissance aux côtés des Alliés et de revendiquer son droit à participer pleinement au règlement du problème allemand.

L’auteur est historien et réalisateur de films documentaires. Après Amis des Juifs et Hitler à Paris, l’auteur publie ici chez Tirésias son troisième volet sur les années 1940-1945.

| novembre 2017 | 14x22 | 176 pages | 18 €
ISBN : 978-2-915293-95-1 


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René et Marguerite Pellet, de la pédagogie à la résistance
(Réseau Marco-Polo, Lyon, 1942-1944)
Régis Le Mer, Jacques Pellet

Jacques Walter

René Pellet a dirigé le réseau de renseignement Marco-Polo né à Lyon et qui s’est développé dans toute la zone sud avec des relais en zone nord. Pour son engagement, il a été exécuté le 23/08/44. Son épouse, Marguerite, arrêtée en novembre 1943 a été déportée dans le plus grand secret selon le décret Nacht und Nebel. Elle est tombée sous un bombardement américain en Autriche, à Amstetten, le 20/03/45. Ce livre retrace leur histoire.

René Pellet réussit l’examen d’entrée à l’École normale. Il se spécialise dans l’enseignement adapté aux Sourds, Muets et aveugles. Il rencontre Marguerite Baud, institutrice spécialisée. Ils travaillent tous deux à l’institut municipal des Sourds-muets aveugles et arriérées de la ville de Lyon. Sa thèse a pour sujet « Des premières perceptions du concret à la conception de l’abstrait chez l’enfant. Essai de l’analyse de la pensée et de son expression chez l’enfant sourd-muet ». Il rentre dans le réseau Marco-Polo par l’intermédiaire des Éclaireurs de France. À l’arrestation du chef du réseau - Paul Guivante -, il en prend la tête. L’efficacité du réseau fait que Londres décide d’avoir un contact direct avec lui. Le 6/11/43, René Pellet est donc envoyé à Londres. Le 24/11/43, l’ensemble de l’institut est cerné et tout le personnel, ainsi que des élèves, arrêtés. Le réseau est sérieusement compromis. Malgré les risques René Pellet revient à Lyon le 15/12/43 et reprend la tête du réseau. Il déplace la centrale du réseau à Saint-Genis-Laval puis à Chaponost (Rhône). Sur dénonciation d’un membre du réseau, il est arrêté à Chaponost le 30/07/44. Son corps sera retrouvé sans vie le 25 août 1944 à Saint-Pierre-du-Bœuf.

 

Régis Le Mer, né en 1971, est documentaliste au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon. À publier : Francs-maçons résistants, Lyon 1940-1944, Éditons Mémoire Active, 2011 Imprimeurs clandestins à Lyon et aux alentours, Éditons Mémoire Active, 2014. Participation à des livres/projets collectifs : MAITRON

Pellet Jacques, né en 1937 a fait ses études de médecine et de psychiatrie à Lyon. C’est unélève du Pr Guyotat. Il est venu en 1972 à Saint-Étienne pour y fonder la psychiatrie universitaire. Formé à la psychanalyse il est membre honoraire de la Société psychanalytique de Paris. Il a parti- cipé à différents travaux de recherches dans sa discipline et a écrit plus de 300 articles, chapitres de livres, communications diverses, mais sa participation à cet ouvrage est sa première incursion hors de sa spécialité.

| mars 2018 | 16x24 | 384 pages | 27 €
ISBN : 978-2-915293-97-5 


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La promesse de l'oubli
Mon grand-père Jules Dumont Roubaix1888-Mont-Valérien 1943
Françoise Demougin-Dumont

Il tombe sous les balles des nazis, il vient d’être assassiné, et l’imaginant à l’instant où les coups de feu claquent, je ne peux que savoir que la mort d’un poète est un meurtre à l’espoir. Il a pour nom Jules Dumont et depuis trop longtemps tous voulurent l’oublier, l’omettre des pages glorieuses de notre Histoire, de notre grandeur, de notre Résistance. Dès les premiers instants de ce livre en lisant les lettres, récoltées par l’auteure, du futur fusillé nous allons sur les sentiers de la gloire et de l’écrit. Ce roman écrit par sa petite-fille fait fi à cet oubli, et nous donne pâture à une écriture à découvrir.

Car cet enfant du peuple, de condition modeste, d’un milieu d’ouvriers laissera trace dans la pensée du Parti communiste français tant par ses écrits, que ses combats, son militantisme, sa loyauté. Lui, le croyant, le pratiquant, le religieux jusqu’aux tripes devient l’image même de la jeunesse de notre civilisation quand il s’engagera auprès de la classe ouvrière et qui deviendra le chant de ses espoirs, le sacerdoce de ses engagements, un militant. Il fut combattant de tous les conflits du XXsiècle de la pacification du Maroc, à la guerre de 14-18, mais aussi aux côtés du Négus en Abyssinie, et encore avec les Républicains en Espagne, et toujours résistant contre l’occupant nazi et ses sbires.

L’auteure Françoise Demougin-Dumont nous concocte un texte où la passion, l’imaginaire, le voyage, l’amour, la quête de la justice se mêlent comme si la réalité était allégorie et le fictif une vérité qui anoblit la destinée du héros. Pourtant, une blessure trace au travers de ses mots qu’il nomme « un accident », en époux trahi, il vivra en reclus de sa propre cellule familiale et s’intentera d’un pardon comme un dû à la faute de celle qu’il aime. Et cette énigme — nœud gordien de ce récit — laisse à tout lecteur la folie de la résoudre. Avant d’être fusillé il écrira : « je suis tellement sûr qu’on ne me connaissait pas ! ». Il était enfin temps de le découvrir.

Françoise Demougin-Dumont est née en 1957 à Rabat (Maroc). Après une enfance et une adolescence passée à Dakar (Sénégal), où son père est conseiller du président Senghor, elle poursuit des études supérieures classiques en France : agrégation des Lettres et doctorat de littérature française et devient enseignante-chercheuse, professeure des universités.

| Mai 2017 | 14x22 | 144 pages | 13 €
ISBN : 9 782915 293929 


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BLESSURES D’ÉCOLE
Mon Journal
Catherine Babic

« Le mot qui me vient spontanément à l'esprit quand j'entends prononcer "échec solaire, élève en échec…", c'est mal entendu. » Dira l’auteure sur les flots d'élèves en échec que charrie l'Éducation nationale. Son journal est l'histoire d'une non-rencontre entre des enseignants indifférents et des élèves mal-aimés. Son expérience personnelle au sein de l'Éducation nationale a ranimé le démon de l'ado mal-aimée, méprisée à l'école, à ceci près qu'elle avait connu la gloire incontestée que lui avaient conférée des résultats scolaires brillants. Le passage de la lumière à l'ombre lui a permis de mesurer l'impact du regard malveillant de certains enseignants qui rejettent sans vergogne cette élève désormais empêtrée, qui n’attendait, pour renaître à l'excellence, qu'une attention, qu'ils se refusent à donner. Les enseignants nient l'idée que la solution à leur échec de prof puisse venir d'eux. Leurs trajectoires restent désespérément parallèles à celle de leurs élèves. Elles n'auront aucune chance de se croiser. Catherine Babic échouera, elle aussi, à infléchir ce regard blasé porté sur les élèves, ce regard destructeur, et préférera claquer la porte d'une administration ne supportant plus l'idée de contribuer à ce massacre. Alors elle ouvre un cabinet de coaching scolaire et accompagne des jeunes et des moins jeunes à la rencontre de leur réussite. Ce livre est l'évocation de ses souvenirs, il remonte le cours de son histoire professionnelle, de sa démission, jusqu'à la rencontre avec la petite fille, qui avait tant aimé l'école. Son vécu dans l'Éducation nationale a donc été long et intense, et, avec le temps, l'impossibilité de moduler le fonctionnement de cette grosse machine, pour que chaque enfant trouve sa place.

Catherine Babic est née 1962 à Beaune (21), d'un père d'origine yougoslave, et d'une mère réunionnaise. Ayant obtenu son émancipation à l'âge de seize ans, elle part vivre à Dijon, où elle finance ses études en étant surveillante dans collèges et lycées de Bourgogne. À 29 ans, obtient le concours de conseillère principale d'éducation, et émigre en banlieue parisienne. En 1998, elle obtient le concours de chef d'établissement. En 1999, a demandé son affectation dans l'Yonne, comme principale du collège de Noyer sur Serein, puis Jacques Prévert à Migennes et enfin Albert Camus à Auxerre. Elle donne sa démission de l’Éducation nationale en 2011, et crée son cabinet de coaching scolaire ArchimAide.

| juin 2018 | 14x22 | 132 pages | 13 €
ISBN : 978-2-915293-96-8 


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